Nulla di originale – Rien d’original – Nothing original – Nada original

Nulla-di-originale-uccelli

Scrivere di cosa, del mio malessere?
Dello sciupare tempo in compagnia
della disperazione
sbirciando qua e là su qualche libro
poeti e romanzieri e dire
che non arriverò mai ad essere
chiaro, brioso, giovane in eterno come loro?
Dunque meglio chiudere i libri e ascoltare i merli
che cantano acuti sul ramo di fronte casa
e le loro compagne che rispondono commosse
d’essere al centro della loro attenzione.
Ma poi ogni mio pensiero, ogni mio sguardo
ogni palpito del mio corpo
si fermano davanti a certe immagini
in cui si affacciano guerre che sonnecchiano
nelle menti delle cornacchie.
Sui tetti delle case più vicine al cielo
discutono a voce alta nei loro cappucci
di monache immorali, recitano i salmi
dei profeti del potere, e mi accorgo
che gli usignoli adesso tacciono.
Non cantavano per me? Non erano merli?
Cerco in un’enciclopedia ornitologica di chiarirmi ogni dubbio.
Un’infinità di uccelli su ogni coppia di pagina
dovunque la sorte mi faccia aprire il libro.
Volano tra le nuvole di carta o stanno in posa sui rami
dall’aquila orgogliosa al timido canarino.
Cantano all’alba come l’allodola ormai famosa
lo spudorato merlo che rovista tra i sassi.
il tordo cattura vermi, lo scricciolo cacciatore d’insetti e ragni.
L’usignolo invece insieme al pettirosso cantano al tramonto.
Gli uccelli – alcuni cantano di notte – sono tanti
meno però di quanti sono i poeti.
Parlo di razze ovviamente. Poeti di razza canora.
Sono tanti e migrano su tutto il globo.
Usano gli stessi versi e cantano sulle stesse note.
Non usano le stesse parole.
Chi le scrive in tedesco, in francese,
in inglese, in dacoromeno o aromeno.
E quando cantano fanno un bel coro
come i soldati delle grandi guerre,
arrampicati sulle vette più alte
puntano i cannoni e sparano.
Spaventati tacciono gli uccelli.
Tranne le cornacchie
che continuano a discutere avide.
Non hanno taciuto – lo penso a malincuore –
anche quando ho smesso di pensare.
Sono un uccello anch’io
come un passero che cinguetta piano
con il capo nascosto sotto l’ala?
Invece di cantare penso
e mi sentono soltanto gli uccelli
innamorati sul ramo di fronte casa.
Non tacciono i poeti. E perché dovrebbero?
Non posso dare la colpa alle immagini
che illustrano la mia patria
di eroi sempre in guerra, una guerra da cortile
e i feriti sono morali e gli ospedali aule
di parlamento o tribunali costituzionali
(i tribunali penali sono per giudicare
la gente armata di buon senso)
dove si emettono diagnosi e si rilasciano nuovi eroi
non peggiori di quelli che c’erano prima.
Non ci sono ebrei da bruciare.
Ci si limita a sorrisi e disprezzo.
Alle minacce e ai battibecchi da cortile
si ricorre tra un condominio e l’altro
delle case popolari abitate dai longobardi
da discendenti di etruschi, greci
arabi, fenici e qualche albanese di vecchia data.
E gli immigranti? Li si cacci via
se temerari hanno resistito al mare
o li si lasci annegare.
Bisogna salvaguardare la razza, conservarla
pura e cogliona, settaria e campanilistica
ciascuna nel suo cortile con la propria autonomia.
Sembra che cantino di notte
gli uccelli che canterebbero di sera
disturbati dai rumori e dalle luci dei cortili
affollati di poeti, le loro famiglie i loro figli,
e gli editori che li allevano con occhi rapaci
e strappano loro le penne.
Le cornacchie sui cornicioni più alti
recitano i salmi che le porteranno a dettare le loro leggi in paradiso
e ammutoliscono le civette e i poeti.
Io le penne me le strappo da solo a furia di pensare
e scrivere e cancellare e riscrivere.
Ma spesso mi basta cancellare.
Cancello anche i versi che non ho scritto
perché quel che penso sono figure
di eroi che non amano la guerra. Nulla di originale.

Rien d’original

Écrire sur quoi, sur mon malaise?
Sur perdre du temps en compagnie
du désespoir
en lorgnant ici et là sur les livres
poètes et romanciers et dire
que je n’arriverai jamais être
clair, éternellement jeune et fringant comme eux?
Il vaut donc mieux fermer les livres et écouter les merles
qui chantent aigus sur la branche devant ma maison
et leurs copines qui répondent émues
d’être au centre de leurs attention.
Mais chacune de mes pensées, chacun de mes regards
chaque battement de mon corps
s’arrêtent devant certaines images
où les guerres apparaissent somnolant
dans l’esprit des corbeaux.
Sur les toits des maisons les plus proches du ciel
ils se disputent à haute voix dans leurs capuces
de religieuses immorales, récitent les psaumes
des prophètes du pouvoir, et je remarque
que les rossignols sont maintenant silencieux.
Ne chantaient-ils pas pour moi? N’étaient-ils pas des merles?
J’essaie de dissiper mes doutes dans une encyclopédie ornithologique.
Un nombre infini d’oiseaux sur chaque paire de pages
où que le destin me fase ouvrir le livre.
Ils volent à travers des nuages de papier ou posent sur des branches
de l’aigle fier au canari timide.
A l’aube, ils chantent comme la désormais célèbre alouette
le merle éhonté qui fouille parmi les pierres.
la grive attrape-vers, le roitelet chasseur d’insectes et d’araignées.
Le rossignol avec le rouge-gorge chantent au coucher du soleil.
Les oiseaux – certains chantent la nuit – sont nombreux
moins cependant de poètes.
Je parle bien sûr des races. Poètes de race chanteuse.
Ils sont nombreux et migrent partout dans le monde
utilisant les mêmes vers et chantant sur les mêmes notes.
Ils n’utilisent pas les mêmes mots.
Qui les écrit en allemand, en français
en anglais, en dacoromeno ou aromeno.
Et quand ils chantent, ils font un joli chœur
comme les soldats des grandes guerres,
grimpés sur les plus hauts sommets
ils visent leurs canons et tirent.
Effrayés, les oiseaux se taisent.
Sauf les corbeaux
qui continuent à argumenter avides.
Ils ne se sont pas tus – je pense à contrecœur –
même quand j’ai arrêté de penser.
Suis je aussi un oiseau
comme un moineau qui gazouille doucement
avec la tête cachée sous l’aile?
Au lieu de chanter je pense
et seuls les oiseaux amoureux
m’entendent sur la branche devant la maison.
Les poètes ne se taisent pas. Et pourquoi devraient-ils?
Je ne peux pas blâmer les images
illustrant ma patrie
de héros toujours en guerre, une guerre de-basse-cour
et les blessés sont moraux et les hôpitaux sont des enceintes
du parlement ou des cours constitutionnelles
(les cours pénales sont
pour les personnes armées de bon sens)
où on émet les diagnostics et de nouveaux héros sortent
pas pire de ceux qui étaient avant.
Il n’y a pas de Juifs à brûler.
On se limite aux sourires et au mépris.
Aux menaces et querelles de basse-cour
on a recours entre une copropriété et une autre
des maisons populaires habitées par les Longobards
par les descendants d’Étrusques, de Grecs,
Arabes, Phéniciens et quelques Albanais de vieille date.
Et les immigrants? On les chasse
si ils ont résisté téméraires-à la mer
ou on les laisse se noyer.
La race doit être sauvegardée, préservée
pure et stupide, sectaire et paroissiale
chacune dans sa basse-cour avec sa propre autonomie.
Il semble qu’ils chantent la nuit
les oiseaux qui chanteraient le soir
dérangés par les bruits et les lumières des basse-cours
bondés de poètes, leurs familles, leurs enfants,
et les éditeurs qui les élèvent avec des yeux rapaces
et arrachent leurs plumes.
Les corbeaux sur les plus hautes corniches
récite les psaumes qui les amèneront à établir leur loi au paradis
et les hiboux et les poètes se taisent.
Je arrache mes plume tout seul à force de penser
et écrire et effacer et réécrire.
Mais souvent, je dois juste effacer.
J’efface également les vers que je n’ai pas écrits
parce que ce que je pense sont des immages
de héros qui n’aiment pas la guerre. Rien d’original.

Nothing original

To write about what, about my malaise?
Of wasting time in company
of despair
by peering here and there on some book
poets and novelists and say
that I will never come to be
clear, eternally young and spirited like them?
So it is better to close the books and listen to the blackbirds
that sing high-pitched on the branch in front of the house
and their partner who they answers, moved
to be at the center of their attention.
But then my every thought, my every look
every beat of my body
stops in front of certain images
in which dozing wars appear
in the minds of crows.
On the roofs of houses closest to heaven
they discuss out loud in their hoods
of immoral nuns, recite the psalms
of the prophets of power, and I realize
that the nightingales are now silent.
Were they not singing for me? Weren’t they blackbirds?
I try to clear up any doubts in an ornithological encyclopedia.
An infinite number of birds on each page pair
wherever fate makes me open the book.
They fly through paper clouds or pose on branches
from proud eagle to shy canary.
At dawn they sing like the now famous lark
the shameless blackbird that rummages through the stones.
the thrush catches-worms, the wren hunts for insects and spiders.
The nightingale instead with the robin sing at sunset.
Birds – some sing at night – are many
less, however, than there are poets.
I speak of race, of course. Singing race poets.
They are many and migrate all over the globe.
They use the same verses and sing on the same notes.
They don’t use the same words.
Who writes them in German, in French,
in English, in Dacoromeno or Aromeno.
And when they sing they do a nice chorus
like the soldiers of the great wars,
they climb the highest peaks
point their cannons and fire.
Frightened, the birds are silent.
Except crows
who continue to argue greedy.
They didn’t keep quiet – I think reluctantly –
even when I stopped thinking.
I am a bird too
like a sparrow chirping softly
with the head hidden under the wing?
Instead of singing I think
and only birds hear me
fall in love on the branch in front of the house.
Poets are not silent. And why should they?
I can’t blame the images
illustrating my homeland
of heroes always at war, a backyard war
and the injured are moral and hospitals are parliamentary
rooms or constitutional courts
(criminal courts are for judging
the people armed with common sense)
where diagnoses are made and new heroes are released
no worse than there were before.
There are no Jews to burn.
We limit ourselves to smiles and contempt.
Backyard threats and squabbles
they occurs between one condominium and another
of the popular houses inhabited by the Lombards
from descendants of Etruscans, Greeks
Arabs, Phoenicians and some old Albanians.
What about immigrants? Get them out
if daredevils resisted the sea
or let them drown.
Race must be safeguarded, preserved
pure and stupid, sectarian and parochial
each in its own courtyard with its own autonomy.
It seems that they sing at night
the birds that would sing in the evening
disturbed by the noises and lights of the courtyards
crowded with poets, their families their children,
and publishers who bring up them with rapacious eyes
and tear off their feathers.
The crows on the highest ledges
recite the psalms that will lead them to lay down their law in paradise
and owls and poets fall silent.
I tear away the feathers myself by dint of thinking
and write and erase and rewrite.
But often I just have to erase .
I also erase the verses that I have not written
because what I think are figures
of heroes who don’t like war. Nothing origina

Nada original

¿Escribir sobre qué, sobre mi malestar?
De perder el tiempo en compañía
de desesperación
ojeando aquí y allá en algún libro
poetas y novelistas y decir
que nunca seré
claro, eternamente jóven y enérgico como ellos?
Entonces es mejor cerrar los libros y escuchar a los mirlos
que cantan agudos en la rama frente a la casa
y sus compañeras que responden emocionadas
de ser en el centro de su atención.
Pero luego cada pensamiento, cada mirada
cada latido de mi cuerpo
se detienen frente a ciertas imágenes
donde aparecen las guerras dormitantes
en la mente de los cuervos.
En los techos de las casas más cercanas al cielo
discuten en voz alta en sus capuchas
de monjes inmorales, recitan los salmos
de los profetas del poder, y me doy cuenta
que los ruiseñores ahora están en silencio.
¿No estaban cantando para mí? ¿No eran mirlos?
Intento aclarar cualquier duda en una enciclopedia ornitológica.
Un número infinito de pájaros en cada par de páginas
donde sea que el destino me haga abrir el libro.
Vuelan a través de nubes de papel o posan en ramas
de águila orgullosa a canario tímido.
Al amanecer cantan como la alondra ahora famosa
el desvergonzado mirlo que hurga entre las piedras.
el tordo atrapa gusanos, el reyezuelo cazador de insectos y arañas.
El ruiseñor en vez, con el petirrojo, canta al atardecer.
Los pájaros, algunos cantan de noche, son muchos
menos, sin embargo, que los poetas.
Hablo de raza, por supuesto. Poetas de la raza de canto.
Son muchos y migran por todo el mundo.
Usan los mismos versos y cantan con las mismas notas.
No usan las mismas palabras.
Quién las escribe en alemán, en francés,
en inglés, en dacoromeno o aromeno.
Y cuando cantan hacen un buen coro
como los soldados de las grandes guerras,
escalan los picos más altos,
apuntan sus cañones y disparan.
Asustados, los pájaros están en silencio.
Excepto los cuervos
que siguen discutiendo, avidos.
No se quedaron callados, de mala gana creo,
ni siquiera cuando dejé de pensar.
¿ Soy también un pájaro
como un gorrión cantando suavemente
con la cabeza escondida debajo del ala?
En lugar de cantar creo
y solo los pájaros me escuchan
enamórados en la rama frente a la casa.
Los poetas no callan. ¿Y por qué deberían hacerlo?
No puedo culpar a las imágenes
que ilustran mi patria
de héroes siempre en guerra, una guerra de patio
y los heridos son morales y los hospitales son aulas
del parlamento o tribunales constitucionales
(los tribunales penales son para juzgar
personas armadas con sentido común)
donde se hacen diagnósticos y se lanzan nuevos héroes
no peor de lo que había antes.
No hay judíos para quemar.
Nos limitamos a sonrisas y desprecio.
Amenazas y disputas en el patio
ocurren entre un condominio y otro
de las casas populares habitadas por los lombardos
por los descendientes de etruscos, griegos
Árabes, fenicios y algunos viejos albaneses.
¿Qué hay de los inmigrantes? Los expulsamos
si los temerarios resistieran el mar
o dejamos ahogarse.
La raza debe ser salvaguardada, preservada
pura y estúpida, sectaria y parroquiala
cada uno en su propio patio con su propia autonomía.
Parece que cantan de noche
los pájaros que cantaban por la tarde
perturbados por los ruidos y las luces de los patios
llenos de poetas, sus familias, sus hijos,
y editores que los crían con ojos rapaces
y arrancar sus plumas.
Los cuervos en las cornisas más altas
recita los salmos que los llevarán a establecer su ley en el paraíso
y callan los búhos y los poetas.
Me arranco las plumas a fuerza de pensar
y escribir y borrar y reescribir.
Pero a menudo solo tengo que borrar.
También borro los versos que no he escrito
porque lo que creo son imágenes
de héroes a los que no les gusta la guerra. Nada original

 

 

14 pensieri su “Nulla di originale – Rien d’original – Nothing original – Nada original

  1. Pingback: Nulla di originale – Rien d’original – Nothing original – Nada original — marcellocomitini | l'eta' della innocenza

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